Séminaire régional africain en Plaidoyer du Genre et Médias pour les pays d’Afrique francophone
Publié par oury le décembre 24, 2007
Le séminaire régional africain en plaidoyer du genre et médias pour les pays d’Afrique francophone, récemment tenu à Toubab Dialaw à Dakar au Sénégal s’est achevé sur un constat « amer » lié au déséquilibre du genre et de descriptions dans les reportages à travers l’Afrique, selon l’envoyée spéciale de l’AGP à Dakar.Cette situation préoccupe les participants audit séminaire qui a regroupé du 17 au 19 décembre dernier à Dakar, les praticiens des médias, les organisations communautaires de Base, les ONG et les Formateurs des médias d’Afrique de l’Ouest et du Centre.Organisé par l’association mondiale pour la Communication Chrétienne (WACC/AMCC) et le Réseau inter Africain pour les femmes, medias genre et développement (FAMEDEV), les représentants de l’Afrique de l’ouest et du centre ayant constaté que le projet global de monitoring des médias de 2005 coordonné par la WACC, auquel 76 pays ont participé dont 18 pays africains, ont révélé que seulement 21 % des sources des nouvelles, des sujets et des auteurs sont des femmes, alors qu’elles forment 52% de la population.En Afrique, seulement 17 % des femmes constituent des sources des nouvelles.L’actuelle insistance sur le genre et développement comme résultat d’une Plate Forme d’Action de Beijing amène à percevoir la nécessité pour les praticiens des médias à reconnaître l’urgence et la situation critique des femmes et par conséquent à promouvoir l’équilibre du genre dans toutes les branches des mass média, y compris les structures, politiques.
Lors de la quatrième conférence mondiale de l’ONU sur les Femmes, 53 pays ont reconnu que pour atteindre le développement, l’égalité du genre était cruciale et que les médias devraient être intégrés dans le processus.
En conséquence, les médias ont été amenés à exercer leurs responsabilités face au public et à appliquer les standards et pratiques de la bonne gouvernance et démocratie dans le cadre de la liberté d’expression.
Il est urgent de procéder à un meilleur équilibre entre les genres dans les médias en partenariat avec les éditeurs, les institutions de régulation des médias, les associations des journalistes, les instituts de formation, le gouvernement, les officiels de la communication et l’information et la société civile.
Au regard de ces réflexions, les participants ont formulé des recommandations suivantes : sensibilisation des patrons de presse et institutions de formation au Genre et Médias ; renforcement des capacités des patrons de presse, directeurs de publication, directeurs généraux des radios et télévisions, rédacteurs en chef, directeurs de programmes et d’informations, les producteurs et animateurs sur les questions liées au genre en offrant les mêmes opportunités de carrière aux hommes comme aux femmes professionnelles des medias.
Il a été également proposé d’encourager la création des modules « genre et medias » dans les écoles, centres et instituts de formation en journalisme, en formant les encadreurs et enseignants à promouvoir des études et des recherche sur le sujet pour produire des futures professionnelles sensibles à la notion du genre.
La formation régionale des formateurs en genre et monitoring des médias pour l’Afrique sub-Saharienne ; la multiplication de formations de formateurs au niveau national et étendre l’exercice du PGMM de 2010 à travers de nouveaux pays et le développement d’un manuel de formation sur le genre et monitoring des médias.
La promotion du leadership féminin dans les medias, l’adoption et application des lois sur la parité et les médias et le Monitoring sur le genre dans les médias ont été évoqués.Kadiatou Thierno DialloGuinée